Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 22:25
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J'ai lu avec une rare gourmandise de milliers de commentaires, articles, dossiers de presse et ouvrages sur les dictateurs africains et je reste à ma faim. Je suis à chaque fois surpris par la naïveté des Africains et la cupidité des Si j'ai assez bien compris ce que les analystes occidentaux e ntendent par un dictateur africain, je n'ai toujours rien saisi ce que les Africains qui sont les premiers concernés des mœurs politiques courantes de leurs élites ont compris de ce que dictateur veut dire. Car dit par les étrangers, anthropocentriques, c'est-à-dire imbus d'eux-mêmes et nourris par un racisme séculaire qui a causé tant de malheurs aux Noirs à travers l'esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme, je ne trouve pas que les Occidentaux soient les plus aptes à juger quel dirigeant africain est ou n'est pas dictateur.Le Roi Léopold II de Belgique a fait couper les mains à ceux qui refusaient d'apporter leurs bols d'hévéa. Aucun article occidental ne la jamais traité de dictateur. En fait, on peut être dictateur par rapport à son peuple et par rapport à un peuple étranger qu'on domine. Il est important, d'un point de vue éthique, que le champs sémantique de la notion de dictateur soit élargi de dictateurs nationaux et à dictateurs internationaux. Le contexte international actuel le justifie. Au cours de cinquante dernières années, on a constaté que les dictateurs africains partageaient totalement la responsabilité de leurs actes avec les démocrates occidentaux et orientaux. Ainsi, je propose de parler de collèges dictatoriaux nationaux et de collèges dictatoriaux internationaux.

Nous pouvons chacun de nous, conscients de l'histoire des relations internationales de l'Afrique avec l'Occident et l'Orient depuis deux mille ans, procéder à l'étude de la dictature comparée appliquée aux peuples africains entre les dirigeants africains et étrangers. C'est une mission civilisatrice. On ne peut mieux comprendre la dictature africaine qu'en mesurant la démocratie pratiquée par les Occidentaux en Afrique. Je voudrais par là dire que si ce sont les Africains intellectuellement conscients et libres de leurs analyses qui en étaient arrivés à qualifier leurs dirigeants de dictateurs, cela aurait eu une valeur symbolique bénéfique pour l'avenir du continent. Il en est pas le cas : c'est souvent en qualité de misérables perroquets que les Africains insultent leurs chefs d'Etat de dictateurs. Les étrangers ont raison de traiter nos chefs d'Etat de dictateurs : ils ont des privilèges à sauvegarder. C'est pour cela qu'ils pratiquent la technique de « diviser pour régner ». Les Qu'est-ce que la dictature en Afrique ? Que reproche-ton aux dictateurs africains que les démocrates occidentaux n'ont pas fait aux Africains ? Ces deux questions doivent être abordées avec conscience et sérieux par tous les Africains afin de mettre fin à une controverse qui nous fait perdre du temps et des moyens sur l'essentiel. Les élites africaines des années 50, 60, 70, 80 et 90, qui ont travaillé avec nos « dictateurs » ont tous des comptes à rendre. Chaque personne qui a assumé des responsabilités, de l'instituteur au policier et de l'agent communal au ministre nous doit des comptes et la vérité. Nos élites nous mentent sur la moralité de nos chefs d'Etat et leurs milliards. Chacun responsable de l'Etat, quel que soit son niveau hiérarchique nous doit nous dire ce qu'il a fait lorsqu'il était aux affaires. Nous découvrirons qu'il n'y a jamais eu que des dictateurs mais il y a toujours eu que des collèges dictatoriaux.

Pasi ya zoba esilaka te. Les souffrances de l'ignorance ou du naïf sont perpétuels. Africains, lisons, réfléchissons et écrivons ! Cessons de répéter comme des perroquets ! Quels Occidentaux traitent leurs chefs d'Etat de dictateurs pour dénoncer leur interventionnisme actif dans les affaires africaines ? Une sagessse africaine enseigne : « Traverse avant tout la rivière avant insulter le crocodile » Il y a une multitude de révolutionnaires sur Paris des années 80 à 2000 et même ceux des années FEANF qui sont au pouvoir et qui font preuve d'idotie au même titre et peut-être plus que les dictateurs qu'ils insultent. Nous attendons qu'ils s'insultent publiquement eux-mêmes.

africaines



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    • « voila la fin du règne d'un dictateur,quel honte pour l'Afrique,et pour Kabila ça sera comment, inutil yakosala mabe »



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      • Vanite des vanites !! Celui la fut plus fort,puissant,intelligent et plus congolais que Kabila...Il nous PILLE,TERRORISE.MALTRAITE avec ses acolytes pendant 32 ans..Il est mort comme un chien a l'etranger!!J'espere que Kabila,Kengo et autres y pensent!!Quelle memoire courte!!Qu'ils aillent en enfer.....

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Par Mawete Makisosila - Publié dans : pyramide-papyrus-presse - Communauté : Le mieux vivre ensemble visible
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 13:49

Seul celui qui parle sa langue maternelle et vit sa culture est libre

La plus durable de toutes les victoires est la victoire sur la culture des vaincus et des convaincus chosifiés. L'ignorance est un problème psychiatrique, c'est une maladie chronique grave. Mieux prévenir que soigner l'ignorance. Pour cela, il n'y a qu'une seule métode de prévention de l'ignorance : transmettre, acquérir et vivre sa culture dans sa langue maternelle. Comme l'enseignait le prophète Simon Kimbangu, Dieu a donné à chaque peuple une langue pour pourvoir communiquer avec lui et avec lui-même. Pour être intelligent, il faut d'abord être intelligent dans sa langue maternelle et sa culture. La langue est le moteur de la culture et du développement. La langue est l'outil essentiel de la puissance et du rayonnement des peuples. Aucune grande puissance au monde ne parle dans une langue étrangère.

L'intellectuel est celui qui pense et influence sa société

Il y a bien de gens qui ne pense plus et qui ne participe plus à l'évolution de leur société et de leur peuple. C'est le cas de hauts fonctionnaires, de la plupart de diplômés, qui ont choisi la belle vie au bureau et qui ne lisent plus ou jamais. Pour eux, l'important est d'occuper un emploi et d'avoir un salaire au délà de leurs compétences, si possible. Le manque de lecture produit l'inculture, la paresse de participer de manière déterminante au développement de la société et du pays. C'est pour se valoriser que tout diplômé se déclare intellectuel. C'est une grave escroquerie sociale. A force de croire que tout diplômé est un intellectuel, ceux qui ne font plus aucun effort pour influencer la société et qui occupe des fonctions publiques font ce qu'ils veulent. être intellectuel est un honneur qui se mérite. Beaucoup d'autodidactes prolifiques sont des intellectuels. En effet, sans détenir aucun diplôme, ils jouent un rôle déterminant dans le rayonnement de leur langue et de leur culture.

Tout diplômé n'est pas un intellectuel

Ce n'est pas le diplôme qui rend intellectuel, c'est l'exercice de la pensée, la pratique du débat, la détermination à contribuer à la production des savoirs sur tous les problèmes qui préoccupent la société. L'intellectuel est une sorte de prophète à qui il revient de diriger l'humanité. Il est un muntu, une tête, guide, un éclaireur, une sorte de boussole destinée à orienter la marche de sa société.
Un illettré en alphabet latin et en langues occidentales n'est pas obligatoirement un inculte. Un lettré, un ntu tangua, une tête qui compte, est un dépositaire des savoirs sur sa langue et sa culture. L'intellectuel est celui qui sait penser et s'adresser à son peuple dans sa langue et selon sa culture.

Qu'est-ce que la culture ?

"La culture est l'enseble des valeurs transmises des ascendants aux descendants sans le consentement des descendants" (Mawete Makisosila, Paris, 2000). La culture n'est pas ce qui reste quand on a tout oublié, elle est l'expression de la mentalité dans les gestes et faits quotidiens. Elle est la manière de vivre compatible et convenable à la mentalité d'un peuple et son environnement. La culture se pratique sans aucun effort. Elle ne coûte pas.
Le sous-développement est à la fois le produit et la manifestation de l'inculture. Un peuple colonisé ou assimilé est fait inculte. Souvent, il ne sait plus grand-chose de lui-même et de celui qui l'a chosifié et imbécilisé, pour reprendre Aimé Césaire et Bilolo Mubabinge. La culture s'hérite, s'acquiet, se transmet et se préserve. La culture est hérité des ancêtres. Elle est une science, une longue expérience sociale, une référence pour faire face à toutes sortes de défis. La culture s'acquiet par le travail sur l'héritage ancestral : apprendre, découvrir, redécouvrir, pratiquer, encrichir, etc. La culture est une école de la vie, le lieu où l'on devient et l'on demeure quelqu'un : identifié et identifiable. La culture est l'ensemble des valeurs dont est fier de transmettre en vue de faciliter la tâche aux générations à venir.

L'intellectuel est celui qui lit abondamment

Celui qui ne lit pas n'est plus un intellectuel. C'est vrai, frères Rocha Nefwani et Pepe Pinnock, votre échange est plus qu'intéressant pour tous nos lecteurs. Quand tu entres chez quelqu'un, regarde d'abord s'il a une bibliothèque ou un lot de livres à portée de mains avant de juger s'il est ou non un intellectuel. Il faut que nous prenions soin de déclasser tous les faux intellectuels de chez nous. C'est un devoir d'éclairer notre peuple sur la problématique de l'intellectuel. Il n'est pas possible d'introduire et répandre la culture de la lecture sans faire la lumière sur la question de l'intellectuel. Nous avons beaucoup des diplômés mais presque pas d'intellectuels. Tous ceux qu'on appelle intellectuels chez nous sont des simples diplômés. C'est à cause de tous ces diplômés qui ne lisent pas qu'un Caucasiena dit : "si tu veux cacher quelque chose à un noir, mets-le dans un livre."

Qui lira si ceux à qui il revient de lire et diffuser les savoirs ne lisent plus ? Nos diplômés sont nos premiers ignorants. Nous devons avoir le courage de le constater et le dénoncer.

Par Mawete Makisosila - Publié dans : pyramide-papyrus-presse - Communauté : Renaissance africaine
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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 22:30

Les peuples africains se plaignent de manquer des émites capables de défendre leurs intérêts. Les élites africaines ne comprennent pas que leurs peuples leur manquent de reconnaissance comme l'ont si bien illustrer les révolutions nord africaines qualifiées de "printemps arabe". Ces soulevements qui ont abouti à la chute d'illustres hommes d'Etat et leur humiliation par tous les moyens sont la preuve d'une rupture de longue durée. Les peuples africains sont des cocottes minutes dont les thermostats sont prêts à exploser à force d'avoir été trop contenus.

 

La renaissance africaine est déterminée par le retablissement du dialogue et de la solidarité entre les peuples africains et leurs élites. Concrètement, il revient à toutes les composantes de la nation africaine de s'engager dans la même direction, unies et mobilisées dans une recherche des solutions consensuelle et dans un partage des responsabilités motivant.

Cet ouvrage reprend d'une manière concrète et pratique la pensée du Dr Kwame Nkrumah, à savoir, L'Afrique doit s'unir. Il revient à tous les Africains et Afro-Descendants d'instituer un véritable culte de dialogue et de solidarité pour faire face à tous leurs défis et enjeux. L'unité engendrée par le dialogue et la solidarité fait la puissance des nations et protège ses richesses.

Par Mawete Makisosila - Publié dans : pyramide-papyrus-presse - Communauté : Renaissance africaine
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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 22:05

Urgence d'un retour à l'authenticité politique

 

 

Les crises politico-militaires et socio-économiques que l'Afrique connaît depuis deux décennies sont les conséquences d'une mauvaise conscience culturelle et historique de ce qu'est-ce la politique par non élites. En cinquante ans, les élites africaines n'ont pas compris que toutes les solutions es politiques et économiques qui ont contribué à exploiter l'Afrique coloniale étaient inadaptées pour construire une nouvelle Afrique. Nos élites ont pratiqué le copié collé politique, en adoptant des institutions dont les objectifs, les moyens et les résultats attendus sont comparables à ceux des colonisateurs. Finalement, par manque de vision, les élites africaines gèrent d'institutions que géraient jadis les colons. Les grandes institutions politiques et socioéconomiques africaines sont des institutions étrangères Africains. Leurs conceptions et leurs pratiques sociales ne concordant pas avec la mentalité africaine, il en résultat une situation permanente de conflictualité non violente et violente. L'Afrique détient actuellement le record de conflits dans le monde : plus de 3/4 de conflits violents ou latents actuels se déroulent dans notre continent. Et les intellectuels comme les politiques n'ont pas décidé de changer de vision et d'orientation. Notre échec est totale en anthropologie et sociologie politiques. Ses conséquences économiques sont graves. L'Afrique est le plus pauvre continent riche. Cette situation est l'illustration évidente de la conflictualité dont je fais allusion. Dans ce contexte, il apparaît que chaque composante sociale soupçonne l'autre ou les autres de tout faire pour qu'elle qu'elle n'accède pas au bonheur social. La méfiance sociale est totale. La paix des esprits entre les élites ne suffit pas et ne suffira plus. D'ailleurs, les élites africaines savent qu'elles ne peuvent en aucun cas compter sur leurs peuples. Le manque de dialogue et de solidarité entre les peuples africains et leurs pays expliquent l'insécurité généralisée dans tous les domaines. Les partis politiques sont des ethnies qui excluent tous ceux qui ne les ressemblent pas. Une Afrique constituée de majorité et d'opposants ne sera jamais en paix. La concurrence, la compétition qui règne entre des élites aux intérêts contradictoires pèrennisent la conflictualité. L'Afrique est gérée selon une mentalité égoïstes de la faible minorité de ses élites qui disposent de tous les moyens de la puissance.

 

 

 

La coexistence pacifique ne consiste pas à apaiser les tensions entre les partis politiques de la majorité et de l'opposition

 

 

La plupart des analystes des crises africaines pensent et croient que la coexistence pacifique en Afrique consiste à restaurer le dialogue entre les partis politiques de la majorité présidentielle et de l'opposition. Evidemment, le fait que ceux-ci disposent les moyens de discriminer, violenter, exclure, punir, piller, changer les Constitutions, garantir ou tricher les élections comme bon leur semble, etc. explique cette approche qui, finalement, ne consiste à "plâtrer" et mettre du vernis sur une plaie contaminée qui nécessite un traitement en profondeur. S'il y avait qu'un conflit d'intérêt entre les élites, les partis politiques de la majorité et de l'opposition, la situation serait moins grave. C'est toute la société africaine qui est fracturée dans tous les domaines. L'Afrique fait face à un conflit d'intérêts de grande ampleur opposant les différentes composantes sociales de tous les pays entre elles et entre elles et toutes les forces extérieures ayant des intérêts économiques et stratégiques évidents ou non avec le pays. Pour cela, la coexistence pensée et vécue globalement. Souvent, les intellectuels africains et les analystes de l'Afrique pensent comme si l'Afrique est un îlot préservé des influences et convoitises extérieures. En terme d'incidences, contrairement à ce qu'on peut croire, les intérêts étrangers constituent une sorte d'épée de Damoclès sur la tête des Africains.

Sans avoir la prétention de soutenir les partis uniques, il est temps d'admettre que le modèle familial adapté à la mentalité africaine qu'il avait en son temps développé mérite d'être revisité pour servir de fondement à la renaissance politique de l'Afrique. C'est impossible de faire autrement. Les membres et sympathisants des partis politiques ont depuis longtemps cessé de fraterniser devant les difficultés croissantes des pays africains. Les élites africaines sont des énnemis politiques et économiques. Elles sont également, à titre personnel et collectif, au sein des institutions dans lesquelles elles exercent, des ennemis attitrés des intérêts légitimes de leurs peuples. Les élites africaines ont leurs quartiers, leurs écoles, leurs transports, leurs lieux de consommation et d'expression, etc. Elles accèdent de manière discriminatoire aux ressources de leurs nations respectives. Ainsi, la vie de leurs peuples s'est transformée en batailles quotidiennes. C'est un vaincre ou mourir, une sorte de sauve qui peu généralisé qui caractérise la vie africaine jadis fondé sur la société et la solidarité. Ces deux valeurs fondamentales qui furent à la fois bien intégrés et caractéristiques partis uniques manquent énormément à l'Afrique mal démocratisée. La mal démocratisation est venue mettre au grand jour tous les défauts du copié collé institutionnel pratiqué par les élites africaines depuis les indépendances de leurs pays. Les élites africaines sont encore incapables de ne tirer que ce qui est hautement bénéfique, convenable pour leurs peuples dans les différents modèles sociaux, économiques et politiques hérités de la colonisation. La colonisation est un accident de l'histoire qui ne doit pas tout justifier. C'est parce que nous avons perdu cinquante ans à essayer d'appliquer les politiques coloniales pour le développement de l'Afrique sans aucun succès visible que le dépôt de bilan s'impose. La renaissance africaine est impossible sans ce dépôt de bilan que constitue le retour à l'authenticité politique et ses incidences socioéconomiques, culturelles et spirituelles. Le retour à l'authenticité politique se fera par un nombre important de renoncements. Le pays n'appartient pas aux partis au pouvoir ni ceux de l'opposition. La compétition électorale est un non sens dans une Afrique qui n'a trop peu de cadres occidentalisés ou afrocentriques de haut niveau de formation et de conscience culturelle et historique. En tout cas, en Afrique, ceux qui sont compétents sont tous connus. Je fais allusion à la compétence d'un point de vue technique et éthique. L'incompétence des élites africaines se lit dans leurs choix politiques, culturels, spirituels et socioéconomiques. Je n'insulte personne loin de là, chacun peut observer et constater qu'une partie de notre élite est incapable de vivre au sein de notre peuple dont elle ne partage plus la mentalité, l'espace social, les intérêts, les pratiques sociales telles que le dialogue, la recherche du consensus, l'esprit d'abnégation, la solidarité dans les épreuves quotidiennes. Les élites s'en foutent.

 

 

Les élites doivent cesser de s'en foutent de leurs peuples

 

 

Tout le monde défend le peuple, tout le monde détruit le peuple ! Bizarrement, les messages des élites à leurs peuples ne passent plus. Le désintérêt des Africains pour la politique se transforment progressivement par leur engagement politique dans tous les mouvements de soulevements. Ce que la presse et les analysent occidentaux ont qualifié de printemps arabe est devenu l'été, l'automne et l'hiver arabes. Il n'y a plus de saison pour se révolter. Les peuples révoltés veulent se débarrasser, se dégager de tous ceux qui ont participer de loin ou de près vie politique qui leur a été néfaste. Dans ce mouvement social sans fin, qui sonne comme un ultimatum global, tout ce qui n'a pas contribué au dialogue et à la solidarité, "tout arbre qui ne produit pas de fruit doit être coupé et jeté au feu" comme le disait Jésus-christ il y a trois mille ans.

 

 

Toute institution qui pratique la compétition, la discrimination et l'exclusion est incapable de contribuer à la coexistence pacifique

 

 

Les élites ont pour mission de servir leurs peuples et de jouir de leur contribution au bonheur social. Or, actuellement, ce sont les élites africaines elles-mêmes qui désarment culturellement, politiquement, socialement et économiquement leurs propres peuples. Elles ne servent pas leurs peuples, elles s'en servent. A quoi sert les élections des personnes de moralité douteuse ? Les peuples choisissent vraiment librement leurs dirigeants ? Les dirigeants qui trichent les élections pensent-ils que leurs peuples les respectent ?

La démocratie électoraliste a institué une discrimination de grande ampleur : elle a divisé les peuples africains. Les partis d'opposition regorge des cadres très qualifiés qui ne sont pas du tout employés dans leurs propres pays du fait qu'ils sont de l'opposition.

 

 

Il y a donc des préalables à l'institutionnalisation de la coexistence pacifique

 

 

La coexistence pacifique est un rêve réalisable. Les Africains sont de nature pacifiques. Leurs élites ont créé les conditions de la transformation, négativement, de leur mentalité pacifique. En soumettant leurs peuples à une situation de survie perpétuelle, elles ont perdu la bataille de leur propre prospérité. Les élites finissent par s'appauvrir lorsque leurs peuples ne contribuent plus à la concrétisation des objectifs qu'elles se sont fixés. Les peuples africains ne savent pas ce que font leurs élites pour leur bien-être. D'ailleurs, les élites ne se rappellent d'eux qu'à cause des échéances électorales. Leur dialogue temporaire, qui n'est pas nourrit par des preuves de solidarité durables, n'est profitable à personne. Il faut créer un environnement fait de dialogue et de solidarité permanents entre les différentes composantes sociales. Le dialogue est la pratique de l'écoute respective et consensuelle. Il doit contribuer à la connaissance et à la reconnaissance mutuelle des besoins, des solutions et des résultats. Le dialogue doit conduire à une recomposition sociale qui consiste à se melanger en tous lieux (lieux d'habitation, de scolarisation, de cultes, etc.). La solidarité a pour but de contribuer à allèger la charge sociale individuelle et collective. En ce temps de crise, contrairement à ce qu'on peut laisser croire, ce sont les élites qui ont plus besoin de leurs peuples. Les peuples ont le devoir de protéger leurs élites. La conscience de leur interdependance est indispensableà une coexistence pacifique. Il importe que chacun se sente concerné par le sort du pays et de la société. Chaque citoyen africain a une solution ou une part de solution pour la sortie de crises que connaissent l'Afrique. Il importe de commencer par rompre toutes sortes de monopoles qui bloquent la société africaine. Il existe plusieurs situations de monopole et de privilège inexpliqués. Monopole du pouvoir, monopole d'impunité, monopole de sécurité sociale, monopole de prospérité économique, etc.

Une coexistence pacifique repose sur un dialogue et une solidarité actifs, permanents et sincères. Les peuples et les élites doivent cesser de jouer au chat et à la souris. Il est indispensable que l'Afrique sorte rapidement d'une culture nocive qui consiste à se moquer et de se rejouir mutuellement des souffrances des élites et des peuples. Une nation se construite stratégiquement sur le dialogue et la solidarité de tous ses membres. Une nation où le peuple ou les élites se sentent isolés n'est plus que l'ombre d'elle-même.

La discrimination et l'exclusion politiques ont sapé les bases de la société africaine jusqu'à son fondement, c'est-à-dire la famille. A cause des partis politiques et de leur démocratisation égoïste et destructurante, l'Afrique est en train de cesser d'être la terre d'une même famille, d'un même ventre, d'un même sang, d'un même allaitement, etc. C'est tout l'inverse qu'il nous faut reprendre patiemment, au jour le jour, décidés à ne plus laisser personne à l'écart, dans le besoin, discriminé et exclu parce qu'il n'est pas du parti au pouvoir, du parti de l'opposition, de l'église dominante, etc.

 

 

Bibliographie

 

Mawete Makisosila ; Gouverner, c'est marquer culturellement son temps, preface à l'ouvrage d'Armand Mavinga Tsafunenga : A la recherche d'un modèle de développement culturellement durable. Pour bâtir une Vraie et Nouvelle République Démocratique du Congo, Pyramide Papyrus Presse, Paris, 2008.

 

Mawete Makisosila : Le mieux vivre ensemble visible. Bilan du cinquantenaire des indépendances africaines. coopération et Développement ; Pyramide Papyrus Presse, Paris, 2010.

 

Mawete Makisosila : Restaurer le dialogue et la solidarité entre les peuples africains et leurs élites, Pyramide Papyrus Presse, 2012.

Par Mawete Makisosila - Publié dans : pyramide-papyrus-presse - Communauté : Le mieux vivre ensemble visible
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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 22:17

Cet ouvrage d'Odile Wanuke paru chez Pyramide Papyrus Presse en 2011 donne une vue panoramique de la situation de la femme africaine à laquelle dépendent beaucoup l'enfant et l'homme africains.

Nous le recommandons aux mamans et à tous à l'occasion de la Journée internationale de la femme.

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Pour commander, contacter le 06 81 95 12 58 ou pyramidepapyruspresse@hotmail.com

Par Mawete Makisosila - Publié dans : pyramide-papyrus-presse - Communauté : Renaissance africaine
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